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La communication de masse

La communication de masse en Turquie

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En Turquie, la liberté de la presse est garantie par la Constitution. L’article 26 de la Constitution stipule que chacun a le droit d’exprimer et de répandre sa pensée et ses opinions par la parole, l’écrit, le dessin ou tout autre moyen, à lui tout seul ou en groupe. L’article 28 indique que la presse est libre et qu’elle ne peut pas être censurée. L’article 29 préconise qu’il n’est pas nécessaire de demander une autorisation préalable et de verser une caution financière pour les publications périodiques et ponctuelles. L’article 30 comprend les dispositions sur la protection des outils de la presse, tandis que l’article 32 s’arrête sur le droit de réponse et de rectification.

La Direction générale de la Presse et de l’Information : Fondée le 7 juin 1920 en vertu de la loi 6 sous le nom de « direction générale de la publication et des renseignements », « la direction générale de la presse et de l’information du Premier ministère (BYEGM) » est une des premières institutions nationales à voir le jour dans le cadre des instructions du Grand Atatürk.

Elle poursuit ses travaux sous des noms différents et rattachée à divers ministères. Dans le cadre du décretloi 231 publié le 18 juin 1984 sur l’organisation et les devoirs de la Direction générale de la Presse et de l’Information, elle est restructurée sous le nom de « Direction générale de la Presse et de l’Information ».

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Les fonctions fondamentales de la Direction générale sont :

aider à déterminer la politique de présentation du pays et les stratégies qui seront appliquées par le gouvernement dans ce contexte ;

assurer l’information de l’opinion publique et des autorités concernées en temps nécessaire et en renseignements corrects et entretenir le flot d’informations nécessaires à ces activités ;

organiser les relations avec la presse et entreprendre les activités nécessaires pour son renforcement ;

prendre les mesures pour faciliter le travail des médias turcs et étrangers et effectuer les arrangements nécessaires dans ce domaine ;

orienter les activités de présentation de la Turquie à l’étranger ;

à cette fin, assurer la coopération entre les organes et institutions publics, les organisations du secteur privé, les chambres professionnelles et les organismes tels que les fondations et les associations qui travaillent dans ce domaine ;

participer aux activités d’information organisées conformément aux intérêts de la Turquie dans les pays étrangers.

La Direction générale de la Presse et de l’Information se compose d’un siège central, de branches régionales (Istanbul, Izmir, Trabzon, Adana, Antalya, Diyarbakır et Erzurum) et à l’étranger (Amati, Achkhabad, Athènes, Bakou, Berne, Berlin, Bruxelles, Islamabad, Le Caire, Nicosie, Londres, Moscou, New York, Paris, Riyad, Rome, Téhéran, Tachkent, Tokyo, Vienne, Washington et Beyrouth).

Les principaux services de la Direction générale :

L’information :

Soumettre le plus rapidement et de la façon la plus exacte aux plus hautes autorités de l’Etat les évolutions nationales et internationales qui concernent directement ou indirectement la Turquie est le principal objectif de la Direction générale, qui constitue la plus importante source d’informations de l’Etat. Elle reçoit chaque jour près de 4 000 nouvelles pour la collecte desquelles elle enregistre et suit chaque jour, 24 h/24, les émissions diffusées par 5 radios étrangères qui émettent en turc, et les chaînes de télévisions dans 11 langues étrangères. La Direction se fournit également auprès de 4 agences locales, 20 agences de presse étrangères et passe au crible plus de 250 sites Internet dans 11 langues étrangères.

La Direction générale de la Presse et de l’Information effectue les corrections et les travaux de traduction nécessaires sur les informations qu’elle reçoit avant de les transmettre aux plus hauts responsables de l’Etat, à savoir la Présidence de la République, la Présidence de la GANT, le Premier ministère et l’Etatmajor des armées. Le flux moyen d’informations est de 24 000 par an. La Direction édite également des bulletins d’évaluation quotidiens, hebdomadaires, mensuels et annuels et des bulletins spéciaux.

Visité par 750 000 personnes en moyenne par mois, le site Internet de la Direction générale de la Presse et de l’Information se trouve à l’adresse « www.byem.gov.tr ».

Les activités de presse et d’information :

Les publications destinées à l’étranger :

La revue Newspot, Turkish Press Review, Tagesspiegel, les bulletins en russe et quotidiens sont des publications périodiques.

L’agenda intitulé « La Turquie », qui est publié pour la première fois en 19251926 sous le nom « Devlet Salnamesi » (Almanach de l’Etat) et qui a reçu le prix du meilleur ouvrage de présentation en Europe en 2001, et son CD (turc, anglais, allemand, français, russe, arabe, japonais, espagnol, chinois et portugais), les livres de référence « 1899 à 1999 Un siècle » (turc et anglais), « Gallipoli » (anglais), « La Constitution de la République de Turquie » (turc, anglais et français), « Press Guide » et « l’Histoire abrégée de la Turquie » (français) sont des publications qu’il est possible de trouver sur le site de la Direction.

Les publications destinées au public turc :

Le journal la Voix de l’Anatolie, le Bulletin d’Informations de l’Anatolie, les périodiques en Turquie et l’Histoire du Mois édité depuis 1923 sont des publications périodes qui constituent une importante source de référence en particulier pour les historiens et les chercheurs.

La Liberté d’Expression en Europe, la Presse, l’Information et la Présentation en Turquie, l’Ethique médiatique (Prof. ClaudeJean Bertrand), les séminaires de formation des médias locaux et l’Histoire de la Démocratie turque à travers les Photographies sont d’autres exemples de publications.

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La carte de presse et les autres services :

La carte de presse, qui est établie et distribuée depuis le 1er janvier 1943, est délivrée par la Commission des cartes de presse composée de 13 membres, en majorité des représentants des diverses organisations professionnelles de la presse et y compris deux responsables de la Direction générale.

Les personnes en possession d’une carte de presse se voient également délivrer « une carte de presse de circulation » dans le cadre d’un protocole signé avec la direction générale de la Sûreté.

« Des Séminaires de Formation des Médias locaux » sont organisés afin de former les membres des médias locaux dans les différents départements.

La Direction générale de la Presse et de l’Information possède une très riche archive de photographies. L’accès en milieu informatique sera bientôt mis en service afin de permettre à l’opinion publique d’en bénéficier. Par ailleurs, des expositions de photographies sont organisées dans les différentes régions du pays à partir de ces archives.

Les services d’information :

Dans le cadre des services d’information, la Direction générale se charge de déterminer les objectifs et les stratégies en ce qui concerne la présentation de la Turquie à l’étranger, de les planifier et de les mettre en application ; de s’assurer que les activités de l’Etat et du gouvernement sont reflétées de manière efficace auprès de l’opinion publique mondiale et d’en mesurer l’ampleur ; d’élaborer des projets basés sur des études générales et particulières pour la présentation de la Turquie ; de les soumettre au Fonds de promotion ; de suivre les activités de propagande au sujet de a Turquie, de les évaluer, d’établir une coopération avec les organismes publics concernés et de prendre les mesures nécessaires pour y faire face.

Préparer les programmes de visite des journalistes étrangers qui viennent en Turquie à l’invitation de la Direction générale, obtenir les rendezvous et les entretiens qu’ils sollicitent et arranger des opportunités de stage dans les organes de médias pour ceux qui le souhaitent sont certains des services de la Direction générale destinés à la presse étrangère.

Par ailleurs, la Direction générale s’occupe des démarches d’accréditation des journalistes turcs et étrangers qui souhaitent couvrir les événements extraordinaires tels que les catastrophes naturelles, les afflux de réfugiés, les élections générales et municipales, les séminaires, conférences et réunions internationaux organisés en Turquie et les visites des Chefs d’Etat et de gouvernement étrangers. Elle établit également des centres de presse permanents et provisoires pour faciliter le travail des journalistes turcs et étrangers au niveau de la fourniture de bulletins, du tournage de films, de la prise d’images et de la demande d’interviews. Elle se charge également des démarches d’accréditation permanente des journalistes étrangers installés en Turquie, telles que l’établissement et la délivrance de la carte de presse, l’obtention des titres de séjour, etc.

Enfin, en tant que membre du Fonds de promotion de la Turquie, elle lui soumet des projets et assure leur suivi pour la présentation de la Turquie. Elle rédige en outre des rapports sur les projets sur lesquels est demandé l’avis de la BYEGM.

Le Conseil de la Communication : Le premier Conseil de la Communication se déroule en 1935 sous le nom de « Congrès de la Presse » conformément aux directives d’Atatürk, le second en 1975 sous le nom de « l’Assemblée de la presse » et le troisième les 20 et 21 février 2003 à Ankara. Ce dernier Conseil est organisé par la Direction générale de la Presse et de l’Information et la TRT, sous l’égide du Conseil supérieur de la RadioTélévision (RTÜK). Quatre commissions y sont constituées pour élaborer des rapports sur la « presse », « la radiotélévision », « les émissions publiques et la TRT » et « l’Internet » qui sont débattus par le Conseil.

Les conclusions du Conseil de la communication sont de nature à éclairer la loi sur la presse 5187 entrée en vigueur le 26 juin 2004, l’amendement de la loi sur le Conseil supérieur de la RadioTélévision et les autres règlements relatifs au secteur.

Le développement des médias : Le premier journal turc, qui commence à être publié le 11 novembre 1831, est « Takvimi Vekayi », qui est devenu de nos jours le Journal Officiel. Ensuite, c’est le « Ceridei Havadis » qui est publié. On peut dire que le journalisme turc, qui est le miroir de la vie sociale, a véritablement commencé avec la publication en 1860 du quotidien « Tercümani Ahval », qui est suivi du « Tasviri Efkar ». Le nombre de publications périodiques s’élève à 113 seulement à Istanbul entre 1867 et 1878. Jusqu’à la proclamation de la République, nous notons la publication de journaux tels que Basiret, Ibret, Tercümanı Hakikat, Ikdam, Sabah, Saadet et Tarik. « Iradei Milliye » créé sous le patronage d’Atatürk et « Hakimiyeti Milliye », qui poursuit sa vie sous le nom d’« Ulus » sous la période républicaine, sont les journaux qui contribuent activement à la guerre de libération nationale.

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Quant à la radiodiffusion, elle commence à partir de 1927. Le développement se fait plus notable avec la création de la RadioTélévision turque (TRT). De nos jours, il existe 1 082 stations de radio qui émettent au niveau national, régional et local.

En Turquie, la première émission de télévision est réalisée en 1952. Le pays compte aujourd’hui plus de 250 chaînes de télévision qui poursuivent leurs activités au niveau national, régional et local.

Les agences de presse : L’Agence Anatolie, fondée le 6 avril 1920 sous l’égide du Grand Atatürk qui, parallèlement à son intérêt pour la presse locale au moment de la guerre de libération nationale, voulait également assurer un flux d’informations au niveau mondial, et dont le siège central de l’Agence Anatolie est situé à Ankara, possède aujourd’hui un important réseau d’information avec des bureaux dans tous les départements et communes de Turquie et dans les plus grands centres mondiaux, y compris les Républiques d’Asie centrale. Elle coopère avec des agences internationales telles que AP, Reuters, AFP et DPA, ainsi que les agences nationales de près de 100 pays et compte des abonnés dans de nombreux pays du monde.

D’autre part, de nombreuses agences locales et étrangères poursuivent leurs activités en Turquie. L’Agence Anatolie (AA) est la plus importante source d’informations des institutions comme Reuters, Agence France Presse (AFP), Associated Press (AP), United Press International (UIP) et bien d’autres encore. L’Agence de Presse Anka (ANKA), l’Agence de presse Cihan (CHA), l’Agence de Presse Doğan (DHA), l’Agence de Presse Ihlas (IHA), l’Agence nationale de Presse (TÜBA), l’Agence de Presse économique turque (TEBA) et l’Agence turque des Informations (THA) sont certaines desprincipales agences de Turquie. La faculté de communications de l’Université d’Istanbul a innové et depuis 1997 répond aux besoins en informations des stations de Radio d’Istanbul et de l’Anatolie avec son « Agence des Informations de radio ».